nos Engagements.

Charlotte Woivré est une marque de prêt-à-porter conçue dans une démarche éco-responsable globale, cherchant à promouvoir des habitudes de consommation durables. Notre objectif principal est de faire connaître une alternative au commerce de masse et à la production industrielle, qui n’est pas sans conséquence, tant sur le plan social qu’écologique. Nous oeuvrons  pour une mode plus éthique, respectueuse de l’être humain, des valeurs du travail et de l’environnement.

Replacer l’humain au coeur de la création
et de la production de biens

Face à la déferlante de nouveaux produits de consommation dont nous sommes la cible au quotidien, nous avions envie de proposer un processus de fabrication diffèrent pour nos vêtements. Pour cela, nous avons cheminé à l’instar des standards de la société actuelle : mettre en avant nos artisans, nos producteurs, est la ligne de conduite que nous avons choisie, car c’est avec eux que l’histoire commence. Pour cela, il nous a fallu réinventer du tout au tout les codes du sourcing, de la production et de la distribution classique, telles que nous les connaissions, afin de revenir à des techniques artisanales, trop souvent tombées en désuétude.

Créer des ponts entre les personnes afin que chacun trouve sa place, initier une production raisonnée, à taille humaine, donner de l’importance à la qualité des relations, dans un univers de partage et de mutualisation des connaissances, telles ont été les étapes de notre nouveau mode de création et de production.

Ce processus de fabrication, initié par nos « néo-artisans », permet à tous les acteurs d’être fiers de leur travail mais également d’être rémunérés de façon juste, afin de leur permettre de vivre de leur passion, la création. Des filatures qui réalisent notre tissus jusqu’aux couturières de nos ateliers solidaires, tout en passant par nos teinturières végétales, toute cette chaîne a été scrupuleusement mise en place, en corrélation avec nos valeurs morales & éthiques. Le travail de nos néo-artisans est l’expression de leur patience ; derrière chaque produit, vous découvrirez une personne, un savoir-faire et une histoire unique.

Matières naturelles : 
Pour un vêtement qu’on aimera porter et  garder

De la même manière, il nous semblait impensable d’utiliser pour nos produits des matières polluantes pour l’environnement ou nocives pour les personnes qui les traitent et les utilisent.  Notre engagement est d’arriver à une production raisonnée, et cela passe également pas le choix de nos matières premières. Il nous tiens à coeur de travailler avec des matériaux nobles, mais également avec le moins d’étape de fabrication possible, et en limitant la distance entre les étapes de fabrications de nos produits. Tout cela, dans une dynamique de sauvegarde de l’environnement.

Nous utilisons principalement des fibres de coton, de soie et de lin. Nous employons pour nos vêtements des fibres naturelles parfois artificielles, dites semi-naturelles (comme le modal, issu du bois), mais nous bannissons totalement les matières synthétiques telles que le polyester (matière désastreuse car issue de l’industrie pétrochimique). Quant à nos produits tricotés, nos élevages d’animaux sont choisis avec la plus grande attention. Nous veillons à ce que les processus de tonte soient les plus doux possibles et, que les animaux vivent en parfaite harmonie avec la nature. Un seul maitre mot : le naturel.

Les matières naturelles sont divisées en deux grandes catégories : les matières naturelles végétales et animales. Pour cette première catégorie, la fibre est extraite directement de la plante : de la gousse du coton, de la tige du lin ou du chanvre. Après un nettoyage mécanique des impuretés, les fibres sont cardées et peignées puis, étirées et tordues afin de constituer le fil. Concernant les matières naturelles animales, elles sont principalement constituées par les poils de l’animal, comme par exemple la laine ou la fourrure, mais peuvent également être créées par l’animal lui-même, c’est le cas de la soie et de son ver : le bombyx du murier. Nous utilisons également certaines matières dites artificielles, ce sont en réalité des matières naturelles que l’on a ensuite transformé (sans risque pour l’environnement). C’est le cas notamment du Modal, nouvelle matière chouchou, à impact écologique réduit, issu de la pulpe de l’arbre.

Les plus belles couleurs sont celles de la nature

N’utilisant pour nos vêtements que des matières naturelles, il nous semblait logique de nous orienter, pour colorer nos étoffes, vers la teinture végétale, réalisée de façon artisanale avec fleurs et écorce tinctoriales. La teinture végétale est un art issu de milliers d’années de pratique, d’expérience, d’apprentissage. Un art basé sur la connaissance de ces plantes – et de quelques animaux et minéraux – qui produisent des substances capables de teindre des fibres. D’autres débouchés s’ouvrent actuellement pour ces plantes colorantes moins polluantes ou allergisantes que leurs homologues chimiques, notamment pour l’industrie textile.

Le principe de base de teinture consiste à colorer les fibres de manière homogène en les plongeant dans un bain de colorant. Il existe 3 grandes techniques de teintures: à froid (comme le carthame), à chaud (comme la garance) et la teinture de cuve (pour l’indigo). Certaines couleurs ne s’obtiennent que par des colorations successives, comme le vert par exemple, produit par un bain de bleu puis de jaune. De plus, si certaines teintures peuvent être réalisées directement, il faut le plus souvent mixer la coloration et la rendre indélébile par une opération supplémentaire : le mordançage, souvent à l’alun.

Mais la teinture végétale n’est pas une science exacte : les recettes, mêmes précises, ne donnent pas toujours les mêmes résultats, chaque bain pouvant avoir
une nuance légèrement différente, en fonction de plusieurs facteurs : les couleurs obtenues varient selon la saison, le climat, le type de sol voire l’heure de récolte. Pour complexifier encore un peu les choses, une même plante peut donner plu- sieurs couleurs selon les parties ou les techniques d’extraction utilisées. Les baies de sureau donnent du bleu mauve alors que les feuilles donnent du jaune. Les lichens colorent en jaune vif, mais s’ils sont fermentés, ils donnent du pourpre et du vert lorsqu’ils sont additionnés de cuivre. C’est la beauté, mais également la complexité de ce processus.

Et les labels dans tout çà ?

Entre greenwashing (marketing saupoudré de peinture verte), actions éthiques galvaudées et réels engagements, il n’est pas évident de s’y retrouver. Face à la grande diversité des labels, et des « faux labels » créés de toutes pièces, il est parfois difficile d’évaluer si un produit est issu de la mode responsable, ou non. On peut facilement tomber dans le piège de certaines marques, qui ne labellisent qu’une infime partie de leurs collections et communiquent à ce sujet afin que le bénéfice d’image de cette certification rejaillisse sur l’ensemble de leurs productions.

Pour savoir ce qui se cache derrière les labels, il faudrait faire des enquêtes sur toutes les certifications qui existent. C’est ce qu’ont entrepris quelques journalistes, et leurs découvertes font pâlir plus d’un consommateur engagé : Certains labels indiquant les textiles sans produits toxiques pour le corps et pour l’environnement, certifient également des matières synthétiques, qui peuvent, elles, être très polluantes pour l’environnement en amont… D’autres certifient l’origine biologique des textiles, notamment de leur coton, mais ne doit pas garantir 100% de matière biologique, seulement entre 70 et 90%. Cela a donc entrainé des dérives dans les fermes cotonnières, ou coton bio et coton de mélange (non bio) sont stockés au même endroit. La traçabilité devient donc difficile et le label biaisé. Un autre problème semble subvenir du fait que le coût d’achat de ce sésame ne permet pas aux petits acteurs de l’industrie textile de participer à la révolution verte, or, c’est justement ceux que nous essayons de valoriser. Pas simple. C’est pour toutes ces raisons que nous avons fait le choix de ne pas utiliser de labels, et de les remplacer par nos sigles, indiqués scrupuleusement sur les fiches des produits concernés, à découvrir ici.

Stop à la Fast-Fashion :
place à des méthodes de production raisonnées

Le fondement de la société de consommation trouve aujourd’hui ses limites face aux défis environnementaux. D’ailleurs, la prise de conscience collective a déjà permis d’engager des démarches de réduction des déchets. Cependant, l’univers de la mode ne saurait cacher plus longtemps l’horreur humaine et environnementale qui se cache derrière ces vêtements vite achetés, vite mis et vite jetés.

Collections aux rythmes effrénés (croisière, pré-collection, collection commerciale… au total, on passe de deux collection par an à plus de 8 par marque), perpétuel renouvellement de l’offre produit, multiplication des tendance éphémères -et qui dit « tendance » dit temps limité- l’univers de la fast-fashion permet de produire et diffuser dans des temps records des collections sans cesse renouvelées. Au-delà de la tristesse consumériste de cette industrie, la surproduction induit également de nombreux gaspillages et une prolifération croissante de déchets.

Aussi, à nos yeux, un changement de rythme était nécessaire. Plus lent, plus durable, plus humain aussi. Nous ne souhaitons pas rentrer dans la spirale de la fast-fashion, ni faire une course au profit. Nos produits sont soignés et bien finis, le temps que nous avons mis à les concevoir est précieux, c’est ce qui leur donne de la valeur. Nous ne fonctionnons pas par tendances, ni par collection, car nous estimons que même quelques mois plus tard, nos produits sont toujours au goût du jour, vous incitant ainsi à consommer de manière plus sélective, plus raisonnée.

Up-cycling, produits recyclés
et autre ronde infernale

Une partie de nos produits provient également de l’économie circulaire, via la revalorisation textile. Nous collectons les anciens vêtements, les lavons et taillons à l ‘intérieur de nouvelle pièces, toutes neuves, toutes belles, prêtes à être vendues. Cette logique d’up-cycling nous permet d’éviter le gaspillage des ressources tout en assurant la satisfaction du consommateur.

L’économie circulaire concrétise l’objectif de passer d’un modèle de réduction d’impact à un modèle de création de valeur, positive sur un plan social, économique et environnemental. Elle rompt avec le schéma traditionnel de production linéaire, qui va directement de l’utilisation d’un produit à sa destruction, auquel il substitue une logique de “boucle”, où l’on recherche la création de valeur positive à chaque étape.

RE duce.
RE use.
RE cycle.
RE peat.